L'été est la saison des rêves et de la réalisation de certains d'entre eux. On a la peau qui brunit, des petites rides qui se forment au coin des yeux et des feux d'artifice plein la tête. S'il y a deux choses que j'ai toujours rêvées de faire, c'est d'aller à une séance de cinéma en plein air et de me rendre dans un hammam.
Mon premier voeu s'est exaucé le 5 août dernier, dans le parc d'une jolie bastide provençale. Au son des grillons et entouré du parfum entêtant de la citronnelle, j'ai regoûté avec délices les parties chantées et dansées de la comédie musicale West Side Story. Entendre "Maria" ou encore "In America" en plein air, sous un ciel étoilé est quelque chose de magique.
L'été est doux au son de la musique des années 50-60, aux rythmes porto-ricains et de l'eau chaude coulant le long de mon dos et de mes cuisses...
Coucou! Je me suis absentée pendant un long moment, traînant mes guêtres du côté de l'Angleterre du 19e siècle. Mais me revoilou, plus folle de cinéma que jamais! Nos retrouvailles seront l'occasion de parler de quelques bons vieux films, sortis de la poussière et d'où brillent des étoiles éternelles. Cela fait pas mal de temps que je cherche quelques vieux longs métrages, des classiques du genre, intéléchargeables biensûr (quelle horreur!) et introuvables ou presque en DVD, désormais dernier bastion de la sauvegarde matérielle nostalgique de nos films préférés.
Alors que Will Smith, qui n'a décidément pas la tête de quelqu'un subtilement intelligent, s'échine à jouer les faux anti-héros sur les grands écrans, rares sont ceux qui arriveraient à jouer au jeu classique des 3 meilleurs films de l'acteur.
" Bon, alors il y a Ali déjà, et puis A la poursuite du bonheur..." " Tu plaisantes là?" "Oui, bon, alors Six degrès de séparation..." "Six degrès de quoi?"
Et voilà le problème: qui connait encore ou n'a jamais vu ce film, qui est à mon sens, le seul vrai bon film de Will Smith? Vous me direz que je suis un peu cruelle, mais je vous répondrai que depuis que j'ai vu ce film qui date de 1995, ce qui n'est pas récent je vous l'accorde, j'ai toujours été déçue par les interprétations de cet acteur, particulièrement ambitieux. Qu'en pensez-vous?
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce film avec une sacrée bonne distribution, rendez-vous sur cet article de forum, richement illustré.
Il y a quelque chose d'ironique dans cette histoire de films introuvables: comme le précédent, le film dont je vais maintenant vous parler, je l'ai vu également sur la chaîne de service publique, il y a une quinzaine d'années, à l'époque où le cinéma, le vrai, avait encore un sens pour l'Etat, bien que je l'eusse vu à une heure assez tardive, mais vous ne me contredirez pas je pense, sur le fait qu'il y a rien de plus délicieux de regarder un bon vieux film dans le silence et l'obscurité de la nuit, dans un confortable fauteuil, au chaud, n'est-ce-pas?
Il s'agit d'un des premiers films de Robert Redford, qui y joue le rôle d'un beau salaud, tandis que la regrettée Natalie Wood y fait merveilleusement illusion. Elle n'en est pas à son premier rôle: elle était ce qu'on peut appeler une "fille de la balle" accréditée pour la première fois à l'âge de cinq ans. Elle ne se fait connaître réellement que dans les années 50 avec La fureur de vivre et West side story. Ce qui m'a épatée moi dans le film Inside Daisy Clover, qu'elle touna dix ans plus tard, c'est qu'elle est parfaitement crédible dans le rôle d'une jeune fille de quinze ans, au début du film, alors qu'elle en à presque le double en réalité. On ressent dans cette oeuvre une sensualité farouche et un spleen incroyable! Malheureusement, il n'existe pas encore en DVD.
Si vous avez vu ce film, faîtes-moi signe!!
P.S: Déroutante cette affiche: on n'y voit même pas le visage de Natalie Wood, qui y tient pourtant le rôle-titre!!
J'ai lu il y a quelques jours un article sur MSN intitulé "Indiana Jones ne connaît pas sa géographie, reprochent les Péruviens", qui relate les abberations du film en matière de localisation géographique et de définition historique. Le dernier Indiana Jones serait apparemment truffé d'invraisemblances et de confusions.
"Indiana Jones, le célèbre archéologue du "Royaume du crâne de cristal" n'est certainement pas géographe, vitupèrent les péruviens, irrités en voyant leur pays andin confondu grossièrement avec le Mexique.
Les spectateurs péruviens avaient pourtant été préparés par une campagne publicitaire ne laissant rien ignorer du fouet, des différents pistolets de l'aventurier allergique aux serpents, du saint graal ou des nazis avides de reliques aux pouvoirs magiques. Ils ont été décontenancés, déçus et enfin irrités en entendant le mexicain Pancho Villa parler en quechua, la langue des Incas et en constatant la confusion dans les décors et les lieux supposés.
"C'est un barbarisme", tonne Hugo Neyra, un historien, devenu directeur de la bibliothèque nationale de Lima.
A la sortie des salles, les spectateurs sont désorientés par les rancheras, ces chansons traditionnelles mexicaines qui accompagnent le héros dans l'Amazonie péruvienne. Ils sont aussi surpris par les féroces guerriers mayas qui parlent la langue des Andes où encore par la fameuse pyramide de Chichen Itza (au Mexique) déplacée... dans l'Amazonie péruvienne.
Pour l'historien Manuel Burga, ancien recteur de l'Université San Marcos, Steven Spielberg et George Lucas manquaient visiblement de conseillers historiques: "Il y a beaucoup de données fausses, même s'il s'agit d'une fiction cela va faire du tort, on montre un Pérou qui n'est pas vrai. Il n'est pas possible de confondre l'Amazonie avec la forêt du Yucatan au Mexique" proteste-t-il.
L'historien Teodoro Hampe n'est pas surpris en expliquant que pour l'américain moyen, tout ce qui existe au-delà de sa frontière sud, à partir du Mexique c'est du pareil au même: "Pour eux, c'est la même chose que ce soit le Mexique, le Guatemala, la Bolivie ou le Pérou".
Enfin les commentateurs regrettent que le message du film soit que les réussites des civilisations latino-américaines proviennent des extraterrestres et non de leurs habitants. "
À la lecture de cet article, je me suis dit que je n'étais pas assez stupide pour confondre le Mexique et le Pérou. Néanmoins, de là à savoir où se trouvait tel ou tel site, à connaître toute la culture de l'Amérique latine, certes non. Pour ceux qui auraient donc la curiosité de lire l'article en question pourront trouver ici quelques précisions imagées...
- Le quechua n'est a pas seulement la marque d'une tente devenue tristement célèbre de ce côté-ci de l'Atlantique. C'est aussi la langue des Incas. Pour en savoir plus, rendez-vous sur cette page.
- Les Incas, ancêtres des péruviens, ne doivent pas être confondus avec les Mayas. Les descendants de cette civilisation vivent sur un territoire comprenant le sud du Mexique, le Guatemala, le Belize, le nord du Honduras et du San Salvador. Rendez vous sur ce super site qui vous explique tout avec de bonnes illustrations.
- Quand on constate que les Américains sont prêts à confondre Yucatan et le site de Chichèn Itzà avec la forêt amazonienne et ses vestiges cachés, à la vue des superbes photos que j'ai pu voir sur Internet, il y a de quoi rire!!
Je viens de revoir Mickey les yeux bleux, film avec Hugh Grant, qui date (déjà!) de 1999, année où est également sorti Coup de foudre à Notting Hill, un de mes films préférés. Comme la première fois que je l'avais vu, on ne peut pas dire que le film soit un chef d'oeuvre. Mais il y a une scène dedans qui est totalement culte pour certains d'entre nous et je pleure de rire à chaque fois que je la vois. Je l'ai retrouvé sur Youtube, mais pas en français malheureusement, donc cela ne fait pas le même effet. À la même époque, Billy Cristal dans Mafia Blues s'était prêté à la même composition ou presque, mais là où un juif américain qui a passé la plupart de son temps à parodier les autres est censé imiter un mafioso sans parvenir à être risible, notre gentleman britannique excelle dans le genre, avec son gestuel et ses regards, bien signés. À revoir impérativement en cas de coup de blues.
Hier soir, je me suis repassée la double montée des marches d'Angélina Jolie, pour les seuls beaux yeux de son chevalier servant. J'ai visionné ces vidéos sans le son, pour faire plus attention aux détails. S'il est impossible de ne pas faire attention à Brad Pitt, il n'aura sans doute pas échappé à certains quelque chose. J'ai été particulièrement touchée par la discrétion dont il a fait preuve et par la prévenance envers sa femme. Lui tenant le parapluie, lui serrant gentiment le bras, comme un véritable garde du corps. Garde rapprochée. Mais ce qui m'a surtout frappée, c'est son visage. Il est loin le visage poupon de ses débuts dans Thelma et Louise et Au milieu coule une rivière. Finies les longs cheveux d'Entretien avec un vampire ou Légendes d'automne. Le style un peu chien fou de Seven ne se lit plus sur ses traits. Et même son air désinvolte d'Ocean's Eleven semble s'effacer peu à peu.
Eh oui! Mon idole a vieilli, abordant la quarantaine avec quelques kilos en plus (qui lui vont bien), des rides au coin des yeux et une chevelure assombrie. Quand je repense à mes quinze ans, quand je fantasmais sur lui comme toutes les jeunes filles de ma génération, je réalise soudain que, depuis lors, de l'eau a coulé sous les ponts et, aussi éternels soient nos héros, nos idoles vieillissent aussi, tout comme nous. C'est le visage de Brad Pitt aujourd'hui, qui me rappelle mon visage d'hier. Nous allons vieillir ensemble, chacun de notre côté, moi du côté des simples mortels, lui du côté des étoiles qui brilleront encore longtemps après leur mort.
Les plus beaux souvenirs de cinéma pour une femme peuvent souvent être liés à une actrice, dans une robe mythique, qui fait encore rêver des années après. Je fais partie de celles-là. Il y a des robes que l'on n'oublie pas et qui symbolisent à elles seules le film et toute sa magie qu'il diffuse encore.
Bien sûr, toutes les robes de Vivien Leigh dans Autant en emporte le vent sont inoubliables et splendides, mais qui ne souvient pas de la robe confectionnée avec des rideaux de velours vert? C'est la robe la plus célèbre du cinéma selon moi, à l'image du film: épique, audacieuse, folle. Quelle femme en ayant vu ce film ne s'est pas dit, dans un petit coin de sa tête: "Qu'est-ce que je ne donnerai pas pour avoir une couturière aussi douée?" La vraie couturière de cette robe est en réalité un très grand costumier américain du nom de Walter Plunkett, à la filmographie renversante, nominé 9 fois aux Oscars et détenteur de la statuette pour Un Américain à Paris.
S'il y a une actrice qui porte les robes à la perfection, c'est bien la regrettée Grace Kelly.Proportions idéales de la tête aux pieds, elle a fait le régal des grands couturiers. Dans son dernier film, sa robe de mariée n'a rien à voir avec la robe de princesse qu'elle portera le jour de son mariage à Monaco.
C'est une robe que j'affectionne beaucoup, car elle a quelque chose de juvénile, printanier et éphémère...à l'image du visage de cette femme que l'on garde en mémoire. Malheureusement, je n'ai pas trouvé de photos en couleur. Imaginez-là d'un blanc cassé, avec des fleurs brodées vert foncé.
Mais l'élégance la plus raffinée restera pour moi représentée par la robe à pois portée par Julia Robert dans le film qui l'a lancé, Pretty Woman. J'ai toujours rêvé de porter une telle robe, avec la même classe. Tous les petits détails comptent: la coiffure, le chapeau, les boucles d'oreille, les chaussures...La belle actrice n'a jamais été aussi belle que dans cette robe.
Enfin, je ne pouvais pas faire cette (première) note sur les robes mythiques, sans parler de la plus sexy qui soit: Marilyn Monroe et sa robe légère dans Sept ans de réflexion. Il n'y avait que Norman Jean Baker pour porter cette robe mythique.
Suite à un échange avec The Dude que certains cinéphiles connaissent certainement, l'idée m'est venue de faire une petite recherche sur cette petite chose, drôlement légère.
Mushroom et Butterfly. Bien jolis noms pour désigner les deux sortes de pop-corn. "Toutes les deux ont d'excellentes capacités à éclater et répondent parfaitement à des critères qualité très stricts. Chacune d'entre elles a ses propres partisans. Les Mushroom éclatent en arrondi, formant des boules rondes et régulières comme des champignons. Une forme idéale pour l'enrobage après éclatement. Les Butterfly, très papillons, éclatent eux avec beaucoup plus de liberté." Et vous, quel est le vôtre? Tous les amateurs de bonnes vieilles salles de cinéma, comme les aficionados des grands complexes, ont tous dégusté au moins une fois du pop-corn. Pour le directeur de salles de cinéma, c'est à la fois une plaie et une bénédiction. Avantage: si le cinéma connait parfois des problèmes de fréquentation et permet pour y remédier un accès aux salles au coût peu élevé (cartes d'abonnement, manifestations, printemps du cinéma, ect...), ne pleurez pas sur son sort, car le seul pop-corn est un commerce très lucratif, dégageant une marge de 2500%, selon une enquête de Rafi Haladjian. Inconvénient: il faut voir l'état des salles de cinéma après une séance...
Reste la symbolique de cette friandise, toujours associée au cinéma, plus précisément à un certain type de films: ne parle-t-on pas de "pop-corn movies"? C'est curieux comme ce qui a trait à la bouffe est tout de suite rapproché des phénomènes populaires. Et vous, quelle est votre histoire?
Aujourd'hui, le Walk of fame, plus célèbre trottoir de la ville, n'est plus ce qu'il était. Jadis parterre d'étoiles à leur firmament, touchant terre de leurs mains dans le béton frais, auréolés du prestige d'une Amérique mythique, il n'est plus que le lieu de célébrations des imbéciles. Le dernier en date, Puff Daddy, a reçu la 2368e étoile et fort est constater que l'intronisation d'un abruti criminel est la chose la plus consternante qu'il m'ait été donné de voir ces derniers jours.On est loin du charme discret et intemporel de Joanne Woodward, première étoile en 1960 qui brille encore.
Hollywood connaîtrait-il lui aussi son crépuscule? Quelle personnage du show-biz nous fait encore rêver? En longeant le boulevard, bien des noms n'évoqueront plus rien pour vous. L'éternité s'éteint dans les lames du Pacifique, destination finale de Sunset Boulevard...mais peut-être au détour d'un croisement, croiserez-vous le fantôme de Norma Desmond alias Gloria Swanson, à la recherche d'une gloire perdue...au profit des crétins.
Merci cher Aventuriers. Ravie que ma passerelle soit assez solide pour tes chaussures de grand baroudeur ;) read more
on Petites pépites du cinéma, vol.1